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Titan Quest - FR Forum de la communauté francophone de Titan Quest
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albatard Centaure

Inscrit le: 30 Mar 2007 Messages: 84 Localisation: au rond point à gauche
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Posté le: Mer 21 Mai, 2008 16:57 Sujet du message: Mon ombre est personne |
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Mon Ombre est personne
Ma force est démesurée,
Ma vue est perçante,
Mon ouïe est fine,
Mon cœur est gelé,
Ma mémoire est infinie,
Ma beauté est injurieuse,
Ma vie est unique.
Je vais vous conter mon histoire. Le récit d’une Ombre qui sauva le monde !
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00_PRELUDE
Torture
L’air empli mes poumons pour la première fois, qu’un homme désire déjà m’ôter le droit de vivre. Les premiers sons qui me parviennent, ne sont que cris et douleurs. J’aperçois une femme, peut être ma mère, poignets et chevilles liés par des chaînes. De nombreux filets de sang coulent sur son corps dévêtu. Deux hommes masqués écorchent sa peau avec des couteaux. Un troisième homme la questionne sans relâche : Qui est son père ? Qui ? Ce même homme qui me tient au dessus du vide par les cheveux.
Survie
Arèèès ! Est-ce un appel au secours ? Un aveu ? Une telle détresse émane de cette femme. Tuer la ! Un souffle de folie claque dans la pièce. Mon tortionnaire me projette au sol. Les hommes masqués se dirigent vers moi. Non, Eros, laisse là vivre, par pitié ! Les Furies répandront ton sang et continueront de te tourmenter en enfer... Pense à ton âme...
Fuite
Ombre, fuis loin de la Grèce, quitte ce pays maudit par la cupidité des Dieux. Ecoute ta misérable mère. Encore des larmes et des cris. Ma vision est trouble, mes jambes tremblent, les battements de mon cœur assaillent mes tympans. Mes pensées ne sont que méandres, mais une chose est claire, si je veux vivre, je dois fuir… Dans ma fuite j’entends ma mère me crier son nom, Psyché.
Avancer
Ombre …, tel est mon nom. Comme un bateau qui dérive, sans but, je marche seule, toute seule et anonyme. Pour me noyer d’ailleurs, je marche seule, que mes pas qui résonnent, en oubliant les heures. Je m’enfuis, je n’oublie pas les acteurs de ma naissance, les heures de terreurs, ma vie déraisonne et l’envie m’abandonne. Je marche seule, sans témoin, sans personne, avec pour seule amie et ennemie la peur de l’inconnu.
Exil
Ma destinée est de rester cachée ! Je sens une présence derrière moi, je sais que des hommes me traquent, certainement des sbires d’Eros. La peur, mon amie, sans toi je ne trouverai pas le courage d’avancer jour après jour. La peur, mon ennemie, tu consommes tant d’énergie, tu m’épuises. Je ne reste pas plus de deux nuits dans un même village, j’espère que cela m’évitera toute rencontre regrettable. Un saule pleureur sera ma demeure pour cette nuit. |
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JTW Coléoptère de magma

Inscrit le: 06 Jan 2007 Messages: 527 Localisation: Fourmies la ville qui a donné le 1er mai à la France
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Posté le: Mer 21 Mai, 2008 20:44 Sujet du message: |
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C'est pas mal, ce serait mieux si tu enlevais ce que tu a "sampler" à Goldman franchement cela se voit de trop, à moins que ce ne soit fait exprès, dans cas fait comme si je n'avais rien dit.  _________________ Corsaire NV65, Ritualiste NV64, Magicien NV60 , Briseuse de Rêve NV60 , Brigand NV59, Rôdeuse NV46, Défenderesse NV56
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StilTeg Telkine


Inscrit le: 15 Nov 2006 Messages: 4024 Localisation: Un non-vaisseau, la-bas au milieu des Dunes d'Arrakis
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Posté le: Jeu 22 Mai, 2008 8:30 Sujet du message: |
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Honnetement, s'il ne l'a pas fait expres, c'est qu'il a un problème ... et je ne pense pas que ce soit le cas  _________________ Ich yara at-ahdab-hadbat-u
Bashar Miles Teg
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n!KKo Satyre

Inscrit le: 07 Mar 2008 Messages: 53 Localisation: France=>Europe=>Earth=>Solar System
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Posté le: Jeu 22 Mai, 2008 9:49 Sujet du message: |
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Disons que ça contraste beaucoup avec le reste du récit qui est quand même assez sérieux jusqu'à cette phrase qui fait sourire niaisement (quand on connait la chanson de JJG mais bon à part vivre dans un trou...)  _________________ "Oderint, dum metuant ! Qu'ils me haïssent, pourvu qu'ils me craignent !" |
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albatard Centaure

Inscrit le: 30 Mar 2007 Messages: 84 Localisation: au rond point à gauche
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Posté le: Jeu 22 Mai, 2008 14:45 Sujet du message: |
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| JTW a écrit: |
| ce serait mieux si tu enlevais ce que tu a "sampler" à Goldman franchement cela se voit de trop, à moins que ce ne soit fait exprès, dans cas fait comme si je n'avais rien dit |
Après plusieurs heures à écrire l'histoire d'Ombre, je me suis lancé dans un petit délire personnel, comme dit N!KKo ça fait sourire niaisement. Mon but étant d'en faire un personnage sombre, l'humour risque de ne pas être très présent. JJG ne sera plus présent, quoique, on ne sait jamais... |
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albatard Centaure

Inscrit le: 30 Mar 2007 Messages: 84 Localisation: au rond point à gauche
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Posté le: Jeu 22 Mai, 2008 15:05 Sujet du message: |
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01_THESSALIE
Répit à Atrax
Depuis plusieurs jours je ne cesse de marcher pour fuir la mort. Les seules haltes que je m’octroie sont pour m’alimenter et dormir. Cette cité me semble paisible, il est peut être temps d’éclaircir la nappe de pénombre entourant ma naissance. Comment faire, je ne connais rien de ce monde. Le seul héritage qui m’est été laissé se trouve être le langage, et cette étrange aura de puissance. Un torrent d’énergie coule en mes veines. Il ya quelques jours de cela un phénomène étrange ce produisit, plus rien ne bougeait autour de moi, comme si la vie s’était figée. Je ne saurai dire si cela provenait de mes gestes ou non.
Maturité à Larissa
Je m’accoutume doucement à ce monde, mais rester deux jours dans un village me freine dans mon apprentissage. Mes connaissances en géographie sont encore insuffisantes pour m’orienter, j’essai tant bien que mal de créer un carnet de route à l’aide de cartes dérobées sur un étal. Cependant, ma naissance s’éclaircit au grès de mes lectures. Les noms d’Arès, d’Eros, de Psyché et des Furies me sont encore inconnus, mais je sens la vérité approcher. Les bibliothèques regorgent de savoir, et si peu d’hommes s’y rendent. Le savoir représente un pouvoir inconnu des humains. Fainéants, trop occupés à boire, comprendre le monde qui les entours demande trop d’efforts. Grecques, si puissants, si nobles, la route qui mène à la misère est plane. Arès, es-tu mon père ? Toi le fils du seigneur de l’Olympe, Zeus maître des tempêtes et des orages, est-ce possible ?
Avenir à Phères
La Grèce, mon pays natal, cela fait 23 jours que je foule son sol, et déjà je dois regarder vers d’autres horizons. C’est décidé, ma destination sera l’Asie Mineur, et Magnésie ma ville d’exil, en Mysie. Les grecques y sont des étrangers, je n’ai donc pas à y craindre de rencontre avec les sbires d’Eros. Je rejoindrai ma terre d’asile après avoir foulée les grandes régions grecques, la Béotie, la Messénie, la Laconie et bien d’autres encore. L’or dessinera mes chances de survie, et je sais que les grandes cités sont propices aux labeurs.
Lumière à Pharsale
Entre deux labeurs, j’occupe mon temps dans les bibliothèques, cela à un prix élevé mais mes recherches sont enfin récompensées. Arès, Psyché, Eros, Furies, quatre noms, une empreinte laissée par les cris maternels et qui ne s’effacera jamais. Arèèès !, dieu de la guerre, mon père j’en suis persuadée. Non, Eros, laisse là vivre, par pitié !, Eros, plus connu sous le nom de Cupidon, dieu de l’amour, chien époux de ma mère. Pense à ton âme. Les Furies répandront ton sang et continueront de te tourmenter en enfer, la couardise d’Eros est la cause de ma survie. Sa peur des sœurs vengeresse, les Furies, aura eut raison de son châtiment, mon assassinat. Ombre, fuis loin de la Grèce, quitte ce pays maudit par la cupidité des Dieux. Ecoute ta misérable mère, mère, ta seule méprise fut de croire en la bonté des Dieux. |
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albatard Centaure

Inscrit le: 30 Mar 2007 Messages: 84 Localisation: au rond point à gauche
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Posté le: Ven 23 Mai, 2008 15:00 Sujet du message: |
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02_PHTHIE
Patience à Lamia
Arès et Psyché, deux personnes connaissent votre secret. Moi, votre fille, et ce misérable Eros. Cet infâme dieu de l’Amour, si fier, si narcissique, si laid. Pour préserver sa réputation, cette pourriture m’a condamné à l’exil. Voilà à quoi se résume mon existence, ne jamais rester dans un village plus de deux nuits, sous peine de voir ses sbires m’attaquer. Autant me condamner à mort. Mais j’ai appris que tout vient à point à qui sait attendre. Prends note de ceci Eros, ma vengeance n’est que patience. Au fil de mon exil, quelque chose grandit en moi, une force transmise par mes parents.
Première nuit à Thermopyles
Une troupe de guerriers a établi son camp non loin de mon refuge. Je peux entendre les récits d’un poète. Prométhée, bienfaiteur de l’humanité qui à créer les premiers hommes avec de l’argile. Prométhée, qui a conseillé aux humains de n’offrir que les os des animaux sacrifiés, et d’en garder la chair pour se nourrir. Prométhée, qui a rendu le feu volé par Zeus pour que les hommes ne puissent cuir leurs viandes. Prométhée, punit par Zeus pour avoir trahit les dieux. Prométhée, qui est enchaîné au sommet du Caucase, où chaque jour un aigle s’applique à lui dévorer le foie. Immortel, son foie se régénère durant la nuit, et le lendemain matin, le supplice recommence. Est-ce pour avoir aidé les humains, ou pour avoir trahit les dieux que Prométhée est châtié ? Zeus, ta cruauté est
Deuxième nuit à Thermopyles
J’ai passé ma journée cachée à écouter les histoires contées par ce poète, des histoires mettant toujours en scène les dieux. A croire que tout est régit par l’Olympe. Toujours à la recherche des femmes les plus magnifiques, Zeus séduit la nymphe Egine et nomma une île en son honneur. Pour se venger des infidélités de son mari, Héra décima la population de l’île en y établissant la peste. De l’union de Zeus et Egine, naquit Eaque, qui demanda à son père de repeupler Egine. Puisque les fourmis de l’île n’avaient pas été touchées par la maladie, Zeus les transforma en humains. C’est ainsi que naquit les myrmidons, aussi féroces et rapides que des fourmis. La frivolité des dieux n’a-t-elle pour égale que leur cupidité ? Zeus oscille entre cruauté et bonté, son propre intérêt semble guider ses actes.
Départ de Thermopyles
Je comprends mieux les raisons de mon exil, les dieux ne sont que narcissisme. J’ai beaucoup appris durant ses deux dernières journées. La Titanomachie, terrible guerre qui fit vaciller l’univers. Trois dieux, trois frères, trois domaines. Zeus, seigneur du monde céleste. Poséidon, seigneur du monde marin. Hadès, seigneur du monde souterrain. Reste la terre, votre territoire commun, qui devrait être la propriété des humains. Les dieux, les déesses, eux-mêmes partagés entre cruauté et bonté, comment font-ils pour cohabiter sans s’entretuer ? Mon exil de l’Olympe en devient presque satisfaisant. |
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albatard Centaure

Inscrit le: 30 Mar 2007 Messages: 84 Localisation: au rond point à gauche
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Posté le: Sam 24 Mai, 2008 12:32 Sujet du message: |
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03_PHOCIDE
Rumeur à Elatée
Taverne le Bouclier Strident, je me renseigne sur les chemins à suivre pour me rendre au plus vite à Delphes. Le tavernier me met en garde, la route menant à la cité est dangereuse, un criminel fou dépouille les pélerins de toute leur fortune. Certains racontent qu’ils tranchent les têtes des plus belles femmes pour ériger un temple en faveur d’Apollon. Il me faudra être prudente et éviter les grandes routes. Il est temps de m’allonger, mon corps est fatigué.
Peur à Amphissa
Les longues marches sous le soleil m’épuisent, je ne sais pas combien de temps je vais pouvoir continuer ainsi. Je connais l’identité du scélérat sévissant sur les chemins de Delphes. Ce fou est mon demi-frère, fils d’Arès et de Pyrène. Vipère, le peuple crie vengeance mais les dieux le laissent agir impunément. Les larcins de Cycnos sont redoutables, les rumeures contant ses forfaits ma laissent un goût âpre dans la bouche. Plus je m’approche de Delphes et plus la peur m’envahie, je souhaite ne jamais croiser sa route.
Joie à Delphes
Ma route a été plus difficile aujourd’hui, le soleil n’a cessé de cuir ma peau. A peine arrivée au cœur de la cité que je me suis assoupie sur les rebords d’une fontaine. Des bruits de dispute me réveillent, deux femmes se querellent les faveurs d’un certain Kratos. Je ne saurais dire si c’est mon regard, mais ses deux femmes se sont endormi aussitôt mes yeux posés sur elles. Est-ce de mon fait ou un tour de ce facétieux marchand de sable ? Un poète s’approche tout en narrant une histoire de famille… Le valeureux Héraclès, accompagné de son fidèle compagnon Iloas, a terrassé Cycnos d’un coup mortel de Javeline, ce malgré le soutien de son père Arès. Arès, tu me renies, mais tu oses défendre un criminel frappé de folie ! Craint mon courroux dieu de la guerre ! Des pouvoirs s’éveillent en moi…
Rancœur à Crissa
Ma naissance fut retardée de dix sept années. Qui en est à l’origine, Arès ou toi Psyché ? Pourquoi ? Par crainte de cet abject Eros. Pourquoi as-tu épousée ce porc ? Attendre Arès fusse-t-il trop long ? Cet olympien qui t’a fécondé et promis tant de choses, mariage, temple… Ce félon attentant que tu t’endormes pour ramper dans le lit d’Aphrodite. Catin, infidèle, le dieu forgeron ne lui a pas suffi, il a fallu qu’elle emprisonne le cœur du dieu de la guerre, mon propre père. Sans elle, je marcherai à ses côtés, pour inscrire mon nom dans l’histoire. Mais aujourd’hui, je marche jour après jour, nuit après nuit, je marche pour ne pas faire d’ombre à l’Olympe. L’Olympe, repère de rats, soyez damnés. |
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albatard Centaure

Inscrit le: 30 Mar 2007 Messages: 84 Localisation: au rond point à gauche
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Posté le: Lun 26 Mai, 2008 19:53 Sujet du message: |
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4_BEOTIE
Repos au Lac Copaïs
Je me repose au bord du Lac Copaïs, bien que les longues marches que j’endure me rende de plus en plus endurante. Des muscles se dessinent sur mes cuisses et mollets, et seul mes sandalles freinent ma progression. Je dois toujours en acheter de nouvelles ou bien les restaurer quand aucune ville n’est sur mon chemin. Il me faut absolument résoudre ce problème, et l’or est le seul moyen pour obtenir des cothumes de qualité. Je juge bon de me rendre dans un port, le travail ne doit pas y manquer. Je vomit le fait de me rabaisser à de telles besognes, ce n’est pas digne d’une fille de dieu.
CaptureAulis
La lune est blafarde cette nuit, je m’arrête pour la contempler, il est si rare de la voir lumineuse comme le soleil. Est-ce une diablerie des dieux ? Des chevaux aux galops me frolent… Je sens des bras m’encercler. Mes pieds quittent le sol…
Travaux forcés à Aulis
Satané dieux, vous m’avez forcé à regarder votre lune. A cause de votre sorcellerie, me voilà condamnée à travailler dans un champ de vignes. Sylée, ce vaurien qui me retient captive avec tant d’autres hommes et femmes. Je le vois m’observer, satyre lubidineux qu’il est, je jure de m’extraire de ses chaînes et de lui couper l’envie de me lorgner. Ses yeux sont toujours fixés sur moi tandis qu’un inconnu s’approche, il se penche pour ramasser une bèche. Il est à deux pas de Sylée, mais ce dernier n’y prête aucune attention, trop occupé à fantasmer. L’inconnu brandit la bèche et la fracasse contre le crâne de mon tourmenteur. Sa mort signe ma liberté. Les esclaves commencent à chanter en l’honneur de leur bienfaiteur, Héraclès. Héraclès, ton nom à maintenant un visage, reste à savoir qui tu es exactement.
Thèbes
Une immense cité s’étend devant moi, la seule citée où les mortelles engendrent des dieux. Ineptie, les dieux dans leur grande miséricorde laisseraient les humains accoucher d’immortels. Foutaise, les dieux ne sont que fierté et omnipotence. Il me faut du vin, cette ville me donne la nausée. Taverne Ménade de Dionysos, un poète glorifie les ravages provoqués par notre dieu de la guerre. On voit ainsi Arès, fléau des hommes, marcher au combat, suivi de ses fils intrépides et forts. Qui met en fuite les guerriers les plus résistants. Phobos, combattant incarnant peur et panique à tous ses adversaires. Deimos, guerrier n’insufflant que crainte et désespoir à tous ses ennemis. Voilà de quoi mon exil est bercé, peur, crainte, lutte, ignorance, solitude, rejet, volonté, esclavage, famine… Tavernier, j’ai soif ! |
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albatard Centaure

Inscrit le: 30 Mar 2007 Messages: 84 Localisation: au rond point à gauche
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Posté le: Ven 30 Mai, 2008 18:18 Sujet du message: |
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5_ATTIQUE
Beauté d’Athènes
Cela fait plusieurs jours que je marche sans avoir pris de repos. Mon endurance est digne des plus grands guerriers. Mon entrée dans la cité est saluée par la statut d’Athéna, perchée à plus de cent mètres de haut, mais visible en tout point de la cité. La splendeur d’Athènes n’est point une légende. Tout n’est que grandeur. Surplombée par son acropole, la cité m’inspire puissance et sérénité. Le nombre de marchand est disproportionné, vin, pain, armure, tissu, poterie, gravure, arme, poisson, livre, et tellement de choses inutiles et propre à la bêtise . Comment une telle cité a-t-elle pu voir le jour ? Tout y est démesuré, même l’armée athénienne semble indestructible. Je contourne un étal plein de mystère, où de vieux parchemins attendent qu’un vieux fou vienne les dépoussiérer. Une voix d’outre-tombe murmure une chose étrange Oublie ton passé, et forge ton avenir ! Je me retourne et déjà plus personne en vue. Qu’est-ce que cela signifie ? Qu’entend-t-il par là ? De nouveaux bruits viennent troubler ma réflexion. Un pièce de théâtre se joue non loin, voyons si des dieux y sont mis en scène.
Mont Cithéron
Après la visite d’Athènes, mon esprit est perturbé, jamais je ne pensais les hommes capables d’ériger de tels monuments. Leur dévotion envers leurs dieux est démesurée, qu’obtiennent-ils exactement en retour ? Mes pensées sont perturbées par une plainte sortie des entrailles de la terre. Des sons me parviennent mais je ne discerne leurs provenances exactes. Je cours face contre vent lorsqu’un rugissement me pétrifie sur place. Serait-ce un lion ? Comment un tel animal peut-il demeurer sur les flancs d’une montagne. Après plusieurs minutes restée immobile, je ne sais quoi faire, les hurlements ne sont qu’enfers et tumultes. Soudain, le silence s’empare de la forêt et tout n’est que noirceur. Il me faut sortir au plus vite de se lieu malsain. J’aperçois enfin l’orée de la forêt, une silhouette se dessine au gré de mon approche. Hercules ! Encore lui. Que porte-t-il ainsi sur ses épaules ? Une peau de lion… |
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